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A travers les rues de Chambretaud

A travers les rues de Chambretaud

L’histoire d’une commune s’inscrit aussi dans ses plaques de rues. Célébrités locales ou événements historiques, ces noms perpétuent notre passé, à condition de ne pas oublier leur origine…

– On passera d’abord les appellations purement factuelles : la rue du Bocage, la rue des Bois, la place de l’Eglise, la rue des Jardins, la rue du Muguet, la rue de la Paix, la rue du Vallon et un nouveau lotissement d’inspiration sylvestre, traversé par les rues des Charmes, des Châtaigniers, des Peupliers et des Tilleuls
– La rue du Bordage mène à la ferme du même nom. Un bordage était une petite exploitation agricole, tenue par un bordier. 
– La rue du Boisniard doit son nom au château du même nom. Cette partie du territoire communal relevait de La Verrie jusque vers 1850. Le mot bois, très courant dans les toponymes du canton, renvoie à l’époque des défrichements au Moyen-Age. On en trouve des exemples non loin du Bois-Niard au Grand-Bois et au Petit-Bois, mais aussi à Saint-Malo-du-Bois, au Bois-Huguet à Mortagne, au Bois-Chabot à Saint-Laurent, au Bois-Corbeau à Tiffauges, etc. 
– Située dans un lotissement neuf, la rue du Boisseau s’inspire, comme ses voisines (la rue de la Toise, impasse de la Livre), des poids et mesures. 
– La rue du Calvaire doit son nom au grand calvaire paroissial, érigé en 1930 à la sortie du bourg. 
– Le nom de la rue des Cartelettes désigne des petites ardoises. 
– La rue Centrale a été rebaptisée rue des Chouans. On appelait« Chouan » les insurgés au nord de la Loire (Bretagne, Maine, Normandie, etc.) sous la Révolution, tandis que ceux au sud du fleuve étaient appelés «Vendéens». La coordination de leurs actions à partir du soulèvement de 1799 a étendu l’usage du nom Chouan à l’ensemble de ces rebelles. C’est d’ailleurs lors de cette campagne qu’un combat eut lieu à Chambretaud, le 18 novembre 1799, près du calvaire paroissial. La rue est prolongée par une impasse des Chouans. 
– La rue de la Cure est devenue la rue des Roses
– La rue des Epesses est devenue la rue de l’Abbé François Nicolas
– La rue de la Garenne s’appelait autrefois la rue de l’Ouchet. Une garenne désigne un endroit boisé. 
– La rue de La Gaubretière est devenue la rue Notre-Dame
– La rue de la Grange doit son appellation à la ferme du même nom. 
– L’impasse de la Loge doit son nom à la ferme de la Loge qu’on voit sur le cadastre ancien. 
 

 

A travers les rues de Chambretaud
 
– La rue Madame de La Borde doit son nom à une bienfaitrice de la commune. Née Marie Geneviève Pauline Desmé de L’Isle le 7 décembre 1850 à Angers (49), elle avait épousé le 29 novembre 1871 à Saint-Sylvain-d’Anjou (49), Camille Benjamin Le Tourneur de La Borde, né le 25 juin 1834 à Thiré (85). Ce couple acquit en 1869 le domaine du château du Boisniard dont Mme de La Borde poursuivit la restauration après la mort de son époux, le 25 mars 1884 à Chambretaud. Elle apporta également son soutien financier à de nombreuses œuvres dans la paroisse, comme la reconstruction de l’église Notre-Dame. Elle offrit d’ailleurs plusieurs éléments de mobilier, comme la chaire et le maître-autel, ainsi que les verrières du chœur qui portent ses armes. On lui doit également le groupe sculpté de la Sainte Famille, situé jadis au Cormélia, près du Boisniard, et la chapelle funéraire qui se trouve aujourd’hui place de Suyrot. Mme de La Borde est décédée à Angers le 15 avril 1929. Cet avis est certes personnel, mais elle aurait mérité de donner son nom à la place de l’Eglise qui lui doit tant, plutôt qu’à la route de Saint-Malo… 
– La rue de la Mariée doit son nom à une tradition locale bien connue en Vendée. L’histoire remonte au temps de la Guerre de Crimée (1853-1856). Le gouvernement français, engagé contre la Russie, ordonna une levée d’hommes, principalement de célibataires. Un homme de Chambretaud, d’humeur peu belliqueuse, préféra esquiver cette mobilisation en demandant en mariage une vieille fille de la commune. La cérémonie fut organisée pour le 8 septembre 1855, mais à la nouvelle de la chute de Sébastopol, qui annonçait le jour même la fin de la guerre, le fiancé ne se sentit plus tenu par son engagement. Il laissa ainsi sa promise «qui est restée toute apprêtée», comme le rappelle encore le dicton populaire. On raconte cependant que, pris de remords, l’insolent fiancé revint auprès de la malheureuse mariée de Chambretaud, et qu’il l’épousa. 
– La rue de la Minée : la minée était une ancienne mesure agraire assez courante dans le Haut-Bocage et les Mauges. Un champ à proximité porte encore ce nom. 
– La rue Monseigneur Cousin honore une célébrité du pays. Jules-Alphonse Cousin est né le 21 avril 1842 à Chambretaud. Après une formation religieuse, d’abord auprès de son curé, M. Garreau, puis au Petit-Séminaire de Chavagnes et au Grand-Séminaire de Luçon, il choisit de s’engager dans les Missions étrangères. Ordonné prêtre en 1865, il s’embarqua pour le Japon l’année suivante. Il commença par apprendre le japonais (il composera plus tard le premier dictionnaire français-japonais), avant de s’atteler à la fondation d’une mission à Osaka. Il s’occupera de cette charge pendant 18 ans. En 1885, le Pape Léon XIII le nomma évêque et vicaire apostolique du Japon méridional. Sa paroisse natale lui offrit à cette occasion une mitre ornée de diamants de Chambretaud. En 1891, Mgr Cousin devint le premier évêque de Nagasaki, dont il anima le diocèse jusqu’à sa mort, le 18 septembre 1911. 
 

 

A travers les rues de Chambretaud
 
– La rue de l’Abbé François Nicolas honore un martyr de la paroisse. François Nicolas est né le 11 janvier 1761 à Saint-Martin-Lars (Saint-Martin-des-Tilleuls). Nommé vicaire de Chambretaud en 1785, il se trouvait aux côtés du curé Gabard lorsque éclata la Révolution. Tous les deux refusèrent le serment schismatique imposé aux ecclésiastiques, et se réfugièrent dans la clandestinité. Si le curé put échapper aux Bleus jusqu’au retour de la paix religieuse, son vicaire n’eut pas cette chance. Surpris par des soldats républicains chez ses parents où il était caché, il fut conduit de force à Mortagne. C’est là que ses bourreaux le torturèrent près du logis de Beauregard. Enterré jusqu’au cou, sa tête servit de cible aux Bleus qui firent feu l’un après l’autre sur le malheureux. Lorsque celui-ci ne donna plus signe de vie, un soldat tira son sabre et le décapita, puis la troupe sanguinaire s’amusa à faire rouler la tête de leur victime dans les rues de Mortagne. Le souvenir de l’abbé Nicolas est perpétué par une croix devant le logis de Beauregard, dans la chapelle des Martyrs de Saint-Martin-des-Tilleuls, et dans un beau vitrail de l’église de Chambretaud. 
– La rue Notre-Dame, anciennement rue de La Gaubretière, va de l’église Notre-Dame jusque et au-delà de la chapelle Notre-Dame de Lourdes, d’où son nom. 
– La rue de l’Ouchet est l’ancien nom de la rue de la Garenne
– La rue des Roses, qui borde l’église, s’appelait autrefois la rue de la Cure
– La place de Suyrot doit son nom à une famille noble de Chambretaud, qui s’établit au château de la Gastière à la faveur d’un mariage. Les comtes de Suyrot ont cette particularité d’avoir occupé le poste de maire de Chambretaud durant 111 ans. La place de Suyrot fut aménagée sur l’ancien cimetière, lorsque le nouveau fut établi derrière l’église. Il n’en reste qu’une chapelle funéraire.