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Chapelles, croix et arceaux à Chambretaud

Les « arceaux » sont typiques du bocage vendéen, entre Mortagne et Saint-Paul en Pareds. Ils associent la tradition du calvaire et une niche, grillagée ou vitrée, abritant une statuette du Sacré Cœur ou de la Vierge.

A la croisée des chemins, ces croix et arceaux étaient élevés à l’occasion de missions montfortaines dans une paroisse, ou pour exaucer un vœu ou effectuer une action de grâce.

La Grotte de Lourdes à la Gastière.

C’est probablement à la suite du 1er pèlerinage vendéen à Lourdes, en 1872, que Mr Gabriel de Suyrot envisagea une grotte de Lourdes dans un rocher naturel de sa propriété de La Gastière.

Cette grotte fut bénite le 18 Juillet 1876 par Mgr Le Coq, le même jour que la chapelle « Notre Dame de Lourdes ». Cette bénédiction fut l’occasion d’une fête inoubliable.

À l’intérieur même de la grotte se situe le caveau mortuaire de la famille des Comtes de Suyrot où reposent neuf de ses membres dont les noms sont gravés sur une plaque.

La famille De Suyrot est une vieille famille chambretaudaise résidant aujourd’hui encore au château de la Gastière, où vécut René de Sourdis, frère d’Henri, (évêque de Maillezais et amiral ministre de la marine de Richelieu), qui planta le drapeau fleurdelisé à Madagascar en 1655.

Cette famille est apparentée au célèbre amiral du Chaffault (1708-1794), Chambretaudais, s’étant illustré contre la flotte anglaise lors de la guerre d’indépendance américaine, sous Louis XVI, vainqueur de la bataille navale d’Ouessant (1778). Sa fille Pauline, seule rescapée de la Terreur, épouse le comte Henri de Suyrot, maire de Chambretaud de 1846 à 1852.

Le comte Henry-Charles a assisté en tant que maire à la consécration de l’église en 1902, monument immortalisé par sa fille Donatienne (1859-1946), célèbre photographe à la fin du XIXème et au début du XXème, dont le FLAC a édité deux albums de ses plaques sur la vie quotidienne à Chambretaud.

Les Suyrot furent avec les Le Tourneur de La Borde les principaux souscripteurs de la nouvelle église. Deux des quatre cloches actuelles, Marie-Louise et Francine, baptisées en 1951 par Mgr Cazeaux, évêque de Luçon, portent le nom de leurs marraines, la comtesse Henry de Suyrot et la comtesse Francine de Suyrot femme du maire de la commune de l’époque.

Le caveau familial est situé dans une grotte de Lourdes du parc de la Gastière, bénite en 1876 par Mgr Le coq, évêque de Luçon.

Le château actuel a été construit en 1848 par Henri de Suyrot, son propriétaire, sur l’emplacement de l’ancien.

 

L’arceau du « Grand Bois »

Aucun document ne permet de dater avec précision la construction de ce vieil arceau qui est probablement du tout début du XIXème, sinon de la fin du XVIIIème.

À l’intérieur, une inscription incomplète, au-dessus de la niche où est placée la Vierge, indique que l’arceau a certainement été construit par la famille Pasquier.

La famille Pa(s)quier a vécu au Grand Bois avant la Révolution et jusqu’au milieu de l’avant-dernier siècle.

 

Arceau du Grand Bois

Par héritage, la famille Jeanneau qui a remplacé la famille Pasquier au Grand Bois est actuellement propriétaire de l’édifice.

 

La chapelle « Place de Suyrot »

Cette chapelle fut construite à la fin du 19ème siècle par Mme Le Tourneur de la Borde pour servir de caveau familial.

Y reposèrent jusqu’en 1967 les corps de Mr Le Tourneur de la Borde, mort en 1884, et de Mme, née Desmé de Lisle (morte en 1929). Les restes et les pierres tombales de ces deux grands bienfaiteurs de la Paroisse sont actuellement dans le nouveau cimetière.Place De Suyrot

Devenue propriété communale, et la commune de Chambretaud ne possédant pas de monument aux morts, cette petite chapelle mortuaire, fort bien restaurée, a été dédiée aux victimes de la guerre comme l’indique une plaque sur la porte d’entrée.

Chaque année, une gerbe y est déposée pour le 11 Novembre.

 

La croix du Bois Niard

Située sur un terrain appartenant à Mr le Comte de Suyrot, cette ancienne croix est peut-être antérieure au XIXème siècle.

Un détail significatif a son importance : le croisillon supérieur porte une croix inscrite dans un cercle.

C’est peut-être une croix de Malte, et alors on pourrait penser à une croix édifiée par un chevalier de l’Ordre de Malte, châtelain du Bois Niard ou de la Gastière ?

L’entablement de la croix semble avoir été mutilé et le socle actuel en maçonnerie devait être à l’origine en pierre de taille.

La croix du Bois Niard, datant de l’Ancien régime, porte en son croisillon supérieur une croix de Malte inscrite dans un cercle. Cela laisse supposer qu’elle a été élevée par un chevalier de Malte, appartenant à l’une des nombreuses familles nobles de marins qu’a compté Chambretaud : Sourdis, du Chaffault, La Roche Saint André…

Le Bois Niard

Héritier de l’ordre militaro-monastique des chevaliers hospitaliers, fondé à Jérusalem lors des Croisades en 1113 pour défendre et soigner les pèlerins, l’ordre souverain de Malte (installé dans l’île par Charles-Quint, aux avant-postes en Méditerranée contre les pirates barbaresques) recrutait entre le XVIème siècle et la prise de Malte par Bonaparte en 1797 de jeunes nobles pour servir comme officiers sur les navires de l’ordre, notamment des galères.

L’ordre de Malte comptait dans les royaumes catholiques d’Europe des domaines fonciers appelés « commanderies » ou « bailliages » qui étaient donnés à titre viager aux officiers en retraite.

Cette terre a longtemps été comprise dans le territoire de la Paroisse de La Verrie, même si les habitants avaient beaucoup de liens avec la population de Chambretaud. Le Bois Niard est cité comme une dépendance du Puy du Fou, avant 1659.

 

Le calvaire de « La Pège »

Ce calvaire est situé à 213 mètres d’altitude sur une hauteur dominant Chambretaud, route de La Gaubretière. Il a été édifié le jour de la clôture de la Mission de 1946.

Le Christ a été fixé seulement en 1957, lors de la dernière Mission prêchée dans la paroisse. Ce Calvaire a été restauré en 1993.

Les missions sont organisées environ tous les 10 ans, par chaque paroisse. Elles durent trois semaines. Deux prédicateurs, excellents orateurs, partagent le gîte et le couvert avec le curé de la paroisse qui les accueille. Chaque jour, des causeries réunissent les fidèles autour de l’un des « missionnaires ». Les réunions portent sur des thèmes différents : le péché, le jugement dernier, la mort… Ce sont là aussi des temps pour susciter des vocations. L’église est décorée pendant ces périodes. De même, lors de chacun de ces temps forts, un calvaire est érigé ou rénové. 2 ans plus tard se déroule le retour de mission pour rappeler les engagements.

Le calvaire de la Pège

A la mission de janvier 1903, le curé Brébion remarque la forte fréquentation des confessionnaux : « Le nombre des confessions entendues, y compris les enfants, a été de 1200. Chaque pénitent s’est confessé 2 fois pour le moins. Il y eu 1092 communions, Chambretaud n’ayant que 1135 habitants. Ce qui est admirable et vraiment consolant, c’est que pas une seule personne de la paroisse, hormis l’instituteur communal ne manquait ».

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Au carême de 1912, le curé Brébion note : « Les paroissiens en presque totalité ont fait la communion pascale. Il n’ y a eu que cinq exceptions, qui sont toujours les mêmes : deux femmes et trois hommes. Parmi les jeunes gens et les jeunes personnes, il n’ y a pas eu une seule exception. Somme toute, c’est un carême qui nous a donné des consolations pas aussi complètes que nous l’aurions désiré, puisque l’on constate dans la paroisse cinq personnes qui manquent à leur devoir pascal ».

Le curé Chardonneau écrit en 1921 : « 103 hommes et 319 femmes ont communié ce jour-là ».

Toujours en 1921 : « Deux hommes et une femme, tous les trois employés de l’état, ne firent pas la sainte communion ».

En 1956 : La semaine sainte a été magnifiquement célébrée par la population entière. Assistance nombreuse et recueillie. Pour la bénédiction du cierge pascal, 450 cierges furent vendus. Jeudi saint : 380 communions, samedi saint : 438, et le saint jour de Pâques : 926 communions.

 

Le calvaire paroissial

Restauré par le FLAC entre 1980 et 1982, le calvaire, de Chambretaud date de 1930, succédant à celui qui existait avant la Révolution, abattu par une tempête et remplacé en 1849.

La paroisse de Chambretaud, dont le nom apparat pour la première fois dans un manuscrit de 1324, sous Charles IV, fils de Philippe le Bel, a relevé tour à tour de l’évêché de Poitiers, jusqu’au partage de celui-ci en 1317, de Maillezais jusqu’en 1656, de La Rochelle jusqu’à la Révolution, puis de Luçon avec la Constitution civile du clergé en 1791, de La Rochelle après le Concordat de 1802, avec retour au diocèse de Luçon, lors du rétablissement de celui-ci en 1821.

Le calvaire paroissial

La paroisse a compté cinq curés en 185 ans, entre 1780 et 1965, et six en 32 ans, de 1965 à 1997. Chambretaud est devenu un relais de la paroisse Saint-Jean Baptiste des Collines lors du regroupement intervenu en 1997.

C’est le 2 Novembre 1930 qu’eut lieu la bénédiction du calvaire actuel en ciment, érigé à la sortie du bourg, route du Petit Bourg des Herbiers. Il a remplacé une croix en bois plantée en 1905.

Mr l’Abbé Chardonneau, curé, note que le tout a coûté 11.500 F de l’époque (environ 5.000 € d’aujourd’hui), somme entièrement couverte par une quête parmi les paroissiens.

 

L’arceau de « La Logette »

En Vendée, on appelle “arceau” une petite chapelle en miniature refermant une statue régulièrement fleurie par les propriétaires ou les voisins.

Dédié à la Sainte Famille, cet arceau fut érigé en 1892 par Jean Bouffandeau, bordier à La Logette.

Arceau de la Logette La Sainte Famille

 

 

 

Il a été construit avec le surplus d’une collecte organisée pour dédommager la famille Bouffandeau de la perte de ses deux vaches tuées par la foudre.

Mme Bouffandeau, son bébé ainsi que le grand-père avaient été miraculeusement épargnés.

 

Arceau « Notre Dame du Bon Secours »

Dédié à la Vierge, cet arceau est probablement le plus ancien de la commune. Il a été élevé en 1767 par Mr le Curé René Loyseau et son vicaire Pierre Chevalier d’où, sur le devant, les initiales RLPC.

René Loyseau a été inhumé le 16 Mars 1780, à l’âge de 58 ans, « après avoir gouverné la paroisse avec zèle et confiance pendant 14 ans 1/2 ». Il a été remplacé le 12 Avril de la même année par Jean Gabard.

Pierre Chevalier fut vicaire de Chambretaud une vingtaine d’années entre le 11 Janvier 1767 et le 10 Décembre 1786. Son successeur, l’Abbé François Nicolas a été martyrisé en 1793 à Mortagne sur Sèvre (cf. vitrail de l’Église Notre Dame

de la Nativité rappelant ce martyre).

 

Notre Dame du Bon Secours

Ce quatrain à l’adresse des passants :

 

  • “Si le nom de Marie
  • Dans ton cœur est gravé
  • En passant, ne t’oublie
  • De lui dire un Ave”

 

La Chapelle « Notre Dame de Lourdes »

Cette chapelle s’élève à l’entrée du bourg, route de La Gaubretière. C’est un monument original élevé grâce à la générosité de tous les habitants de la paroisse pour remercier la Vierge de Massabielle d’une grâce signalée, obtenue par son intercession.

Citée dans les archives, elle fait certainement allusion à la guérison de Philomène Simonneau lors du pèlerinage national de 1872. Cette jeune fille de 20 ans souffrait d’une affection scrofuleuse grave de la jambe droite, rendant ses déplacements très difficiles. Après un bain du membre malade dans l’eau de Lourdes, elle fut miraculeusement guérie.

C’est le 18 Juillet 1876 que le monument en forme d’hexagone régulier avec coupole de granit fut béni par Mgr Le Coq, évêque de Luçon.

 

Arceau « Marie Immaculée »

Situé dans la Rue du Calvaire, cet arceau est près de la Mairie. Sur le socle sont portées les indications suivantes, actuellement illisibles « En souvenir de la famille J.-B. Rabin – 1868 ».

La famille Rabin était connue à Chambretaud bien avant la Révolution. Jean-Baptiste Rabin (1769-1848) a été le Maire de la Commune de 1806 à 1816 et de nouveau de 1833 à 1846. Son fils, Jean-Baptiste (1799-1858) a tenu les fonctions d’instituteur communal durant une trentaine d’années, jusqu’à sa mort.

C’est la veuve de l’instituteur, Séraphie Griffon, morte en 1870, qui est à l’origine de cette construction.