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L’entreprise Lérin.

 C’est en 1895 que M. Constant Griffon installe sa forge, place de l’église, à Chambretaud. Forge qui sera reprise par son fils, François Griffon. Après son apprentissage, M. Maurice Lérin reprend la forge en mai 1945 puis se marie avec Jacqueline Griffon, fille de François Griffon.     

Mr Pierre Godet, embauché le 1er mars 1953 comme ouvrier forgeron, témoigne : « lorsque je suis arrivé, je ferrais cinq animaux par matinée (bœufs ou chevaux) et je forgeais principalement des pièces de charrues. Lorsque nous ferrions un jeune poulain, il fallait aller à la cave et boire un verre par sabot, à l’époque nous prenions le temps, la cave était un lieu important de convivialité. Puis lorsque je suis revenu du service militaire en 1956, le tracteur avait fait son apparition. Ce fût un drame pour les forgerons-maréchaux. Des conflits eurent lieu entre les forgerons, les agriculteurs et les garagistes qui vendaient des tracteurs ».

Dans les années 60, Maurice Lérin crée une activité de ferronnerie d’art (tables de salon, lustres, vestiaires, portes d’entrée etc…) ; il expose plusieurs années à la foire exposition de Niort et plus tard, il crée également des systèmes d’accroche pour les tracteurs. Pour ces fabrications, Maurice et Jacqueline Lérin transfèrent l’atelier dans leurs dépendances derrière leur maison d’habitation, place de l’église, et ils agrandissent à deux reprises. La forge compte alors 4 ouvriers et 2 apprentis dont Gaby Fonteneau rentré en 1963.

Pierre Godet

Pierre Godet au travail.

Les dirigeants.Bétonnières.

Leur fils, Patrick, à son retour du service militaire en 1970, décide d’intégrer l’entreprise familiale. Il développe une activité de sous-traitance métallurgique et principalement des pièces pour l’ameublement. Cette activité prend rapidement de l’ampleur et notamment pour l’entreprise GAUTIER pour laquelle il fabrique jusqu’à 800 sommiers par mois.

Rapidement l’entreprise prend de l’essor et les locaux, place de l’église, sont trop étroits. Un bâtiment est construit en 1971, dans la zone artisanale, route de St Malo du Bois.

La ferronnerie s’essouffle, les modes changent, l’entreprise, tout en poursuivant son activité de sous-traitance pour l’ameublement et le matériel pour travaux publics fabrique et vend sous sa marque des monte-charges et des transferts industriels.

En 1977, suite à l’opportunité d’une défaillance d’un sous-traitant, l’entreprise va prendre son envol avec la création d’une gamme d’équipement de matériel pour les cours de ferme et notamment des bétonnières, des fendeuses de bûches, des bennes arrières…qu’elle vend au départ sous le nom L’ERE 1 puis LERIN.

Patrick LERIN expose au salon du machinisme agricole à Paris en 1978 et connaît alors un fort succès. Il embauche des commerciaux et les produits LERIN sont vendus à travers toute la France. L’entreprise compte alors une trentaine d’employés et en 1982, Patrick LERIN est nommé PDG.

En 1984, il rencontre des industriels de l’est de la France qui l’incite à créer une gamme complète de bétonnières pour les professionnels du bâtiment ainsi que pour le grand public.

L’entreprise est rapidement dépassée par l’ampleur de la tâche, obligée d’agrandir et de doubler son effectif dans les deux années qui ont suivi sans en maitriser le coût, elle est contrainte de déposer son bilan en1989. L’embauche d’un directeur administratif et une nouvelle organisation de production, permettent à l’entreprise de repartir sur de bonnes bases dès l’année suivante.

La Sté LERIN connait alors quelques années sereines, 95% de son chiffre d’affaires provient des produits propres fabriqués par l’entreprise dont 50% des ventes de bétonnières professionnelles et pour le grand public (jusqu’à 22 000 pièces en l’an 1992) et les 50 autres % de la vente de matériels pour l’agriculture.

Malheureusement, Patrick LERIN tombe malade en 1993 et décède deux ans plus tard en 1995 à l’âge de 47 ans. 4 associés prennent alors le relais jusqu’en 1999, date à laquelle l’entreprise est vendue au groupe ALTRAD. Mr Mohed ALTRAD ne respectent pas les engagements pris avec les associés lors de la vente et une très forte tension s’instaure.

L’administrateur financier embauché en 1990 est limogé et l’entreprise est revendue au groupe CARTEL en 2001.

 Merci à Mme Denous (sœur de Patrick Lérin), à Pierre Godet, à Jean-Pierre Papin et Gaby Fonteneau pour leurs précieux témoignages.