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Thomas, Margaux et Rémi à l’autre bout du monde

 A la rencontre de Thomas Pasquier dit « Pâquerette » pour les intimes qui a passé 11 mois en Nouvelle Zélande.

Après avoir suivi des études en alternance dans le commerce (BEP vente action marchande chez Intersports, BAC PRO commerce à la Quincaillerie du Bocage, BTS NRC chez CUT OUEST à Cholet (découpe industrielle) et une licence responsable développement commercial et marketing chez Unibéton, j’ai acquis une certaine expérience dans le domaine du commerce mais me trottait toujours dans la tête l’idée de voyager.

Après ma licence j’ai obtenu un CDI chez Unibéton où j’étais responsable clientèle sur tout le secteur de Niort et 3 centrales Béton sur la Vienne (je m’occupais principalement des artisans, mairies, communautés de communes…). Au bout de deux ans on m’a confié tout le secteur de la vienne avec un porte feuille plus étoffé (Eurovia, colas…) mais les relations entretenues n’étaient pas en phase avec ce que j’attendais de ce métier et avec certains de mes principes.

Le voyage était toujours dans un coin de ma tête et c’est après quelques changements dans ma vie personnelle que j’ai décidé de passer le cap ; j’ai décidé de postuler pour la Nouvelle Zélande. Au départ je souhaitais partir au Canada mais je n’ai pas pu obtenir mon visa (très peu de visa pour énormément de demandes) alors que pour la Nouvelle Zélande on l’obtient en deux jours après une démarche informatique de 5 minutes et le paiement du visa. Et début septembre 2015 me voilà embarqué pour la Nouvelle Zélande. 

Mire- Pakrette

Les 6 premières semaines j’ai été hébergé chez une mère d’accueil et je suivais des cours d’anglais intensif la journée. Je ne parlais pas un mot d’anglais, le début fut donc compliqué

Ensuite j’ai acheté un fourgon et me voilà parti en direction de Taurangua, dans l’ile du Nord, où j’ai bossé dans les kiwis pendant 4 semaines. J’ai ensuite navigué pendant une semaine avant d’aller à Hasting (Cote Est) où j’ai bossé dans les pommes pendant environ un mois.

Pendant cette période j’ai croisé beaucoup de français. C’est normal on a tous les mêmes adresses et on se retrouve au même endroit forcément. Ma progression en anglais a donc stagné.

Avec deux potes rencontrés à ce moment-là et qui n’avaient plus de véhicule suite à un accident, moi-même ayant du temps devant moi, nous sommes partis dans mon fourgon 2 places pour un road trip dans le sud pendant environ un mois et demi.

J’ai ensuite repris le travail pendant 3 à 4 semaines dans une industrie viticole du côté de Blenheim (Nord Est de l’ile du sud). Je travaillais dans les vignes.

Et là il y a eu le déclic pour la langue. J’ai rencontré deux hollandais avec qui je suis d’ailleurs toujours en contact et dont l’un parlait super bien anglais. Il a pris le temps de m’expliquer et là j’ai pu commencer à vraiment dialoguer en anglais.

Mon ami chambretaudais, Rémi PUAUD, qui rentrait d’Antarctique m’a rejoint pendant une quinzaine de jours.

Je suis ensuite retourné à Bleinheim car la personne qui tenait l’entreprise viticole chez qui j’avais travaillé m’avait trouvé un job dans une usine. En même temps on m’avait proposé de manager un Backpacker (auberge de jeunesse). J’étais donc à l’usine pendant la semaine et manageais le Backpacker le week-end. En plus j’étais logé gratuitement dans une grande maison pour 4 personnes avec une douche. Le luxe quand on a vécu pendant des mois dans un fourgon…

Je suis ensuite retourné visiter les fjords dans le sud ouest, ce que j’avais fait avec Rémi mais plus rapidement. Mais il pleuvait à cette époque et je commençais à en avoir marre. Je suis retourné à Bleinheim.

J’avais prévu de m’arrêter en Thaïlande en rentrant mais je n’ai pas réussi à revendre mon fourgon. Je l’ai donc laissé à une personne rencontrée sur place et qui a finalement réussi à le vendre une fois que je suis rentré en France.

Je suis rentré à la mi juillet et ai obtenu depuis un PVT (Permis Vacance Travail) pour le Canada ! 

Auckland

Auckland

 
KEPLER TRACK

Kepler Track

 

Nous avons ensuite rencontré Margaux LANDREAU qui a passé 8 mois en Australie.

Après avoir réalisé un DUT Techniques de commercialisation, une licence en communication et un master 1 en marketing j’ai décidé de faire une pause dans mes études afin de voyager pour améliorer mon anglais.

Nous avons donc choisi, moi et mon copain, de partir en Australie où nous sommes restés 8 mois. Nous avons atterri à Melbourne dans l’Etat de Victoria au Sud Est et avons remonté toute la côte Est jusqu’à Cairns dans l’Etat du Queensland. Nous avons parcouru plus de 7000km.

Carte Australie 

 

Nous n’avons pas eu besoin de travailler au sens propre du terme comme Thomas dans l’article précédent car nous avons vécu grâce au système du HelpX qui signifie Help Exchange (échange d’aide). Nous avions un profil sur le site www.helpx.net et nous contactions des familles qui postaient des annonces. C’était très facile d’en trouver car c’est un système très développé en Australie. En effet, les australiens sont très détendus et ouverts d’esprit, cela ne les dérange pas d’accueillir des inconnus chez eux et de les considérer dès la première seconde comme leurs propres enfants. Nous avons vécu dans 10 familles en y restant en moyenne 2 semaines. En échange du gîte et du couvert nous travaillions pour eux. Nous faisions du jardinage, de la peinture, de la cuisine… ou nous travaillions pour l’entreprise de la famille (nous avons travaillé dans 2 hôtels et dans un ara de compétition). C’était idéal pour parler anglais car nous étions complètement immergés dans la vie des familles. C’était également idéal pour découvrir leur région car ils nous emmenaient dans des lieux moins touristiques, plus secrets.

Entre les familles nous nous déplacions en transport en commun (bus, train, avion) et vivions en auberge de jeunesse, ce qui nous a également permis de rencontrer beaucoup d’autres jeunes comme nous, la plupart européens. Cela nous permettait aussi de nous arrêter quelques jours et de découvrir de nouveaux endroits. Mes parents sont également venus passer 2 semaines avec nous. Ensemble nous sommes allés de Sydney à Brisbane en camping car.

Nous avons vécu des choses extraordinaires : plonger dans la Grande Barrière de Corail et la survoler  en avion, vécu dans une cabane dans la forêt tropicale, vu des crocodiles de mer alors que nous étions sur une barque à moteur… Des souvenirs qui resteront gravés dans notre mémoire.

Nous avons terminé notre voyage par 2 semaines en Indonésie (à Bali) et 4 jours à Dubaï que je vous recommande fortement. Pour plus d’informations, je tenais un blog tout au long de mon voyage où vous pourrez trouver des articles ainsi que de nombreuses vidéos « journal » : www.tendrementmargaux.com

Nous sommes rentrés fin mai afin de terminer nos études (je suis actuellement en master 2) mais nous nourrissons d’autres projets de voyage… à suivre !

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avec une famille d’accueil

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Opéra de Sydney

 

Rémi PUAUD a quant à lui passé 15 mois sur la base antarctique CONCORDIA.

Après avoir suivi ses études à Saint Gabriel à SAINT LAURENT SUR SEVRE (BEP et BAC PRO électrotechnicien), il a poursuivi à l’Eurespace CCI à CHOLET un BTS mécanique automatisation industrielle en alternance chez ARRIVE puis une licence pro automatisation et robotique à POITIERS toujours en alternance mais chez CERMEX NEWTEC (où il est resté ensuite pendant 6 mois). Son anglais lui faisant défaut dans son travail, il part lui aussi en Nouvelle Zélande en avril 2013 après avoir obtenu son PVT (Permis Vacance Travail). Il y est resté pendant 15 mois. Il a  trouvé du travail dans une ferme à TAURENGUA qui produisait des avocats. ll y a travaillé pendant 9 mois en découpé car allait se balader aussi mais revenait toujours à TAURENGUA. Le propriétaire des lieux avait d’ailleurs une grande confiance en Rémi puisqu’à la fin il lui laissait les rênes de l’entreprise pendant que celui-ci partait en vacances. Ce fut une bonne expérience.

Pendant toute cette période, Rémi s’informait régulièrement sur les bases de l’antarctique via Internet et un jour il s’aperçoit que la base Concordia recherchait un électrotechnicien. Il a donc postulé.

Il rentrait de Nouvelle Zélande le 1er juillet 2014 et le lendemain il avait un entretien à PARIS avec le chef logistique de l’Institut. S’en est suivie une batterie d’examens médicaux et tests psychologiques. Fin août il reçoit la réponse qu’il est pris.

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En septembre il suit une formation à l’Institut Polaire Français Paul Emile Victor (IPEV) à PLOUZANE (près de BREST) pendant une semaine ½ puis une autre formation d’une semaine sur la communication pour la vie en collectivité à COLOGNE à l’Agence Spatiale Européenne (ESA).

Il est arrivé sur la base Concordia le 30 novembre 2014 après 15 jours de voyage au départ de PARIS. Il est passé par SINGAPOUR, MELBOURNE en Australie, HOBART en Tasmanie puis la Base de Casey en Antarctique pour ensuite atterrir à Concordia.

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La base antarctique Concordia est une station de recherche franco italienne installée au Dôme C sur le plateau Antarctique. Concordia est une des 3 stations à fonctionner toute l’année (il y a une station russe et une station américaine également sur le plateau).

Elle a été créée dans les années 1970 et ne permet l’hivernage que depuis 2005. Elle est située sur le plateau antarctique à une altitude de 3233 mètres, distante de 1108 km de la base française Dumont d’Urville.

Au plus chaud la température avoisine – 18 ° et au plus froid elle descend à – 80°.

Son équipe était composée de 13 personnes (dont 3 femmes) et a fait partie du 11ème hivernage (6 français, 5 italiens, 1 anglaise et  1 suisse). Il y avait un informaticien,  un responsable technique, des médecins, des techniciens et des chercheurs (astrophysicien, chimiste, glaciologue) et un cuisinier.

Rémi était l’un des 4 techniciens qui devaient maintenir la base et veiller au bon fonctionnement des générateurs et de la distribution électrique.

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La station est approvisionnée pendant la saison d’été (de novembre à janvier) par le « Raid », convoi composé de dameuses, de tracteurs à chenilles et d’une dizaine de personnes. Ils apportent nourriture, médicaments, pétrole, matériels scientifiques. C’est une vraie expédition et sur la base, on s’arrête de travailler quand le raid arrive. Celui-ci était d’ailleurs très attendu car nous n’avions plus de quoi tenir que pendant 15 jours.

Les recherches qui sont faites sur place (glaciologie, astronomie, climatologie, champs magnétiques…) concernent également les humains. Pendant son séjour, Rémi a passé 2 IRM. Ils étudient aussi l’hypoxie d’altitude, la déshydratation (paradoxal sur 3000 m de glace ! mais l’atmosphère est très sèche), la nuit en continu de mai à août (lumière artificielle en permanence).

C’est une véritable aventure humaine que j’ai vécue sur la base.  Quand je réalise que nous n’étions que 90 personnes  sur le plateau antarctique sur les 7 milliards d’humains qui vivent sur la planète, ce n’est pas rien. Malgré le froid je sortais tous les jours mais on ne s’acclimate pas à 100 %.

Rémi ne compte pas pour l’instant se poser. Il est reparti le 21 octobre dernier pour la station Dumont d’Urville pour 4 mois (saison d’été) où il va travailler pour le Raid.

Portrait Rémi

 

Nous remercions  vivement ces 3 jeunes qui ont bien voulu nous faire partager leurs expériences malgré leurs emplois du temps très chargés. Ce fut des échanges très enrichissants que nous souhaitions à notre tour vous faire partager.

Isabelle, Myriam et Françoise