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Un anneau épiscopal serti d’un diamant de Chambretaud à l’annulaire de l’Evêque d’Orléans (1822-1839).

A Poitiers, dans la Grand-rue, tout près de l’hôtel du Grand-Prieuré d’Aquitaine, naquit, le 2 novembre 1749, Jean Brumauld de Beauregard. Il était le huitième enfant d’une famille qui en compta jusqu’à treize. A cette époque, riches et pauvres, considéraient comme une suprême bénédiction de Dieu, la fécondité du mariage. Son père, Jean-Charles, était originaire de l’Angoumois et subdélégué général de l’intendance à Poitiers. Dans cette dernière ville, il avait épousé, le 4 mars1737, Mlle Anne-François-Renée de la Garde.

Jean suivit les cours du collège de Poitiers, où ses progrès furent très rapides. A treize ans, il fut pourvu d’un canonicat à l’église Notre-Dame-la-Grande.

En 1766, Saint-Sulpice lui ouvrait ses portes.

 

Monseigneur De Beauregard.

             

Monseigneur De Beauregard.

       

 

 

 

 

 

     Merci à Jean Yves de Curzon, domicilié à Château-Guibert (85320) pour les informations dont il m’a fait part pour rédiger l’article qui suit. Jean Yves Curzon a un ancêtre : Jean Brumauld de Beauregard, qui a porté un anneau épiscopal réalisé à l’aide d’une pierre de Chambretaud. Une pierre de 2.5 cm sur 2 cm. Cette pierre lui a été offerte par les vendéens avant son départ pour Orléans.

 

Dans ce Séminaire renommé, l’abbé de Beauregard se retrouva avec deux de ses frères, André, son aîné de trois ans, et Thomas, un peu plus jeune.

Sur la proposition de M. de La Rochefoucauld, ami de la famille, André a été nommé chanoine de Luçon, mais, préfèra s’attacher à Saint-Sulpice. Il pria alors l’évêque de Luçon de reporter le titre de chanoine sur la tête de son frère, Jean. Ce qui eut lieu.

En 1773, il acquit la distinction de Docteur à La Sorbonne. Deux ans plus tard, en 1775, âgé de 26 ans, l’abbé de Beauregard recevait l’onction Sacerdotale, et, passant par Poitiers où il donna quelques jours à sa famille, il vint se fixer à Luçon.

Il y trouva son frère André, que la maladie avait contraint de quitter Saint-Sulpice et que Mgr d’Ancyse avait nommé son grand vicaire.

Les deux frères vivaient ensemble à Luçon dans la plus douce intimité.

L'anneau épiscopal de Monseigneur Brumauld de Beauregard.Un anneau épiscopal réalisé à partir d'un diamant de Chambretaud.
L’anneau épiscopal de Monseigneur Brumauld de Beauregard.Un anneau réalisé à partir d’un diamant de Chambretaud.

 

Mgr Gauthier d’Ancyse venait de mourir au mois d’octobre 1775 ; son successeur, Mgr de Mercy, ne tarda pas à apprécier le mérite des deux frères et leur donna à tous deux des lettres de vicaires généraux. A ce titre, Jean ajoutait encore celui de grand chantre, une des plus brillantes dignités du Chapitre.

Pendant la période troublée de la Révolution, on permit à Jean de choisir l’exil en Angleterre le 14 janvier 1793, alors qu’André mourut martyr la veille de la chute de Robespierre.

Ce n’est qu’en juin 1795 que Jean Brumauld de Beauregard revint en Vendée, lâché d’un navire anglais au large de Saint Jean de Mont. Il exerça alors son ministère dans de nombreuses paroisses, et convoqua même un synode au Poiré sur Vie. Synode qui a regroupé une soixantaine de prêtres. Ce ministère fut marqué de nombreuses errances sur tout le territoire de la Vendée.

En 1797, dénoncé parce qu’il célébrait la messe, Jean Brumauld de Beauregard est condamné à la déportation à Cayenne, après un procès qui s’est déroulé à Poitiers. La traversée eut lieu à bord de « La Bayonnaise ». En 1880, prit fin un exil marqué par de très grandes souffrances. Ce fut alors le retour à Bordeaux. M. de Beauregard, devenu libre de tout engagement envers les Églises de Luçon et de La Rochelle, se consacra tout entier à celle de Poitiers. Malgré ses humbles résistances, il fut, en 1803, nommé curé de la cathédrale et vicaire général du diocèse par Mgr Bailly. Dans ce nouveau poste, la popularité de M. de Beauregard devint immense.

Vers la fin de 1822, la mort de Mgr de Varicourt laissa vacant le siège d’Orléans, que Louis XVIII offrit aussitôt à M. de Beauregard. Il avait 73 ans. Le 6 mai 1822, il est ordonné évêque par Mgr de Quélen, archevêque de Paris, dans la chapelle d’Issy.

Le 16 février 1839, il reçut avis que le Pape agréait sa démission. Son dernier acte dans le diocèse fut de faire célébrer, comme à Paris, la fête de l’Immaculée Conception, en vertu d’un privilège accordé par Rome. Dans la nuit du 25 au 26 novembre 1841, il décèda, sans agonie, sans souffrances, âgé de 93 ans.